DE LA GREVE GENERALE – 18 octobre 2010

La Lettre de Jean-Louis CHARPAL                                                                                          Le 18 octobre 2010

N° 19

Dans mes interventions « sur le net », mais également ici même, je parle très souvent de grève générale.

Celle que je propose n’ a guère à voir avec ce qui se passe en France actuellement. Je m’ empresse cependant de dire qu’ en tant que citoyen, j’ approuve totalement le mouvement de protestation à l’ occasion de la « réforme » des retraites et qui vise au-delà de ces revendications légitimes, à condamner le capitalisme sauvage mondialisé, inhumain, profondémnet injuste et de plus en plus délirant.

Je souhaite naturellement que ce mouvement réussisse. Dans le cas contraire, le peuple n’ aura aucun regret  à avoir, car ce ne sera que partie remise et il aura remporté une victoire que personne ne pourra lui enlever, dans un combat crucial : celui de sa dignité.

La grève générale que j’ appelle de mes voeux, n’ exclut pas , évidemment, les grèves purement syndicales destinées à satisfaire des revendications précises, mais il est question dans ce propos  »d’ autre chose ». Il s’ agit en fait, d’ un outil politique entre les mains des citoyens et des peuples, destiné non pas à satisfaire des revendications en tant que salariés, mais à imposer, lorsque la situation est sans issue, des exigences en tant que citoyens.

L’ Histoire, notamment contemporaine, enseigne qu’il n’ est plus possible de se contenter à chaque élection, de donner un chèque en blanc aux politiciens.

Depuis 35 ans, en effet, dans toutes les démocraties ( l’ ai- je assez dit, mais les faits sont têtus ), les politiciens de tous bords ont trahi les peuples en remettant tous leurs pouvoirs économiques et sociaux entre les mains d’une petite oligarchie mafieuse, totalitaire et non élue : multinationales tentaculaires, spéculateurs voyous, F M I, O M C etc …

Ce système aboutit à une monstruosité : une production et une productivité augmentant sans cesse et parallèlement, une misère exponentielle !

La situation est tellement grave qu’ aucune élection ne pourra, à elle seule, même si elle peut y contribuer, faire tomber à terre le Veau d’ Or, symbole du capitalisme fou.

Seule une grève générale, dans le plus de pays possibles, est à même de détruire la barbarie financière et la dictature des marchés. Il s’agit d’une alternative à une Révolution sanglante, venant de la base, et relevant des seuls citoyens, dont le « métier » se résume ainsi : contrôler, critiquer, proposer.

Comprise ainsi, une telle démarche ne se décrète pas. Elle voit spontanément le jour ou n’ émerge pas, mais ne peut être décidée par aucune organisation.

C’ est ce qui s’est passé en France, en 1936. La gauche avait gagné les élections, mais le gouvernement n’ a pas été constitué aussitôt. Sans attendre, « le peuple » a occupé les usines (ce qui était interdit, comme la prise de la Bastille …) et entamé une grève générale. Résultat : la gauche a dû aller plus loin que son programme et après quelques semaines a accordé la semaine de 40 heures, les congés payés, et l’ élection des délégués du personnel. Le sang n’ a pas coulé, mais la méthode employée était imparable !

Les réactionnaires et conservateurs de tout poil feraient bien de méditer cet exemple. Ils poussent des cris d’orfraie dès que l’ expression « grève générale » est prononcée. Or je pose la question : connaissent -ils une autre alternative non violente aux insurrections qui ne manqueront pas de se produire si la sauvagerie économique modialisée continue ses ravages révoltants qui apparaissent de plus en plus comme un crime contre l’ Humanité  ?

L’ enjeu actuel est bien plus dramatique encore qu’ en 36. Il s’ agit de mettre un terme à un système catastrophique pour les peuples qui les mène tout droit et pour longtemps, à ce que la Général de Gaulle appelait : le chaos et la servitude !

4 Réponses à “DE LA GREVE GENERALE – 18 octobre 2010”

  1. Milla dit :

    Ils poussent des cris d’orfraie dès que l’ expression “grève générale” est prononcée
    Savez vous pourquoi les grèves ne sont pas générales d’ailleurs :-) , parce qu’à l’origine du syndicalisme, elles l’étaient … qui a créé la division en sectorisant les branches du travail ? et pourquoi ces divisions ? lol

  2. Milla dit :

    au fait, j’a lu votre lien sur Marianne2… très bon commentaire sur le billet d’Eugène lol

  3. Jean-Pierre Rougier dit :

    J’ai lu votre essai qui devrait plutôt s’appeler « Défaire ce monde », idée que je partage complètement. Par contre, il serait intéressant d’ouvrir votre blog, à des idées plus précises pour le défaire économiquement, et d’autres aussi pour établir une vraie démocratie.

  4. marie roche dit :

    si vous mettiez également des articles phares qui éclairent vos commentaires, cela serait une bonne initiative, cela enrichirait vos commentaires.

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