JUSQU’ OU IRONT – ILS ? – 7 mars 2010

La Lettre de Jean-Louis CHARPAL                                                                                                 Le 7 Mars 2010

N° 12

Les projecteurs de l’actualité sont actuellement braqués sur la Grèce. Cet Etat est présenté comme étant en faillite.La réalité oblige à préciser que le gouvernement réactionnaire qui a précédé l’actuel avait lâchement et avec beaucoup d’incompétence, remis les clefs de la maison à certains requins de la finance, notamment la « banque » Goldman Sachs.

Après avoir spolié de mille et unes façons le peuple grec et s’être enrichi de façon éhontée sur son dos, ces représentants de la fine fleur de l’escroquerie internationale présentent la note : si la Grèce veut combler le trou que les spéculateurs ont contribué à créer, il faudra payer des intérêts au prix fort, car ce pays est pauvre ! La faute à qui ? Mais au peuple pardi !

Mais ça n’ est pas tout. Pourquoi ne faire que deux fois « la culbute », si on peut le faire une troisième fois ? Ca serait bien sot de s’en priver. En effet, pour gagner encore un peu plus d’argent, rien n’est plus facile que d’aller sur les marchés dérivés, le casino des spéculateurs qui ont bien le droit de se divertir un peu avec l’argent qu’ils ont si durement gagné par leur « travail »…

Le jeu est, il faut bien le dire, tout à fait désoplilant et il faudrait être vraiment coincé et dépourvu de tout sens de l’humour pour ne pas en goûter tous les charmes. Il s’agit en effet, après avoir tout fait pour amener un pays au bord du goufre, de parier sur les chances qu’il soit déclaré en faillite ; car ce qui pour un peuple est un risque traumatisant,  apparaît à ces bienfaiteurs de l’Humanité comme une chance. Et à ce jeu là on peut gagner des sommes considérables.

Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Il y a encore un quatrième motif de satisfaction. Se débarrasser une bonne fois pour toutes des Etats. La jouissance à ce stade, ne soyons pas égoïstes, est pour nos bons maîtres tout  à fait extatique! Il s’agit même pour eux d’un bonheur difficile à décrire, quasiment orgasmique! Il faut se souvenir que ce sont les gouvernements, utilisant les pouvoirs qu’ils détenaient du peuple par le suffrage universel, qui ont pris à partir des années 1980 de nombreuses décisions confiant la politique économique de leur pays aux banques d’affaires, aux spéculateurs et aux multinationales.

Ce fut l’oeuvre de Reagan et Tatcher, les précurseurs, suivis ensuite par tous les gouvernements, notamment d’Europe avec la bénédiction faut-il le préciser de la Commission Européenne. C’ est la puissance publique, partout, qui a consenti dans le dos des peuples, à ce qu’il faut appeler par son nom : une haute trahison.

Ensuite, ce fut la « crise ». Et les gouvernements, qui avaient remis leurs pouvoirs entre les mains d’un groupuscule non élu et irresponsable, avec les beaux résultats que l’on sait, sont assez bêtes pour leur venir en aide au lieu de leur tordre le cou !

Vont -ils, les imbéciles, être récompensés pour les avoir secourus ? Eh bien non! Et pour la petite mafia qui nous gouverne c’ est l’apothéose ! Non seulement ils doivent entièrement aux Etats d’être ce qu’ils sont, non seulement ils leur doivent  d’être encore en vie , alors qu’ils les trainent par l’intermédiaire de leur presse mercenaire constamment dans la boue, mais ils vont maintenant qu’ils les ont mis en faillite, pouvoir les mettre sous leur tutelle, les asservir officiellement!

Et le menu est loin de comporter un plat unique ! La Grèce n’est qu’un apéritif ! Après ce sera l’ Islande, l’ Espagne, le Portugal,l ‘Irlande, la France, la liste est-il besoin de le préciser , n’est pas limitative.

Un système plus absurde, une machine plus infernale pouvait-elle sortir de cerveaux humains ? Les peuples ne vont-ils pas finalement se rendre coupables d’accepter l’inacceptable ?

Ils n’ont plus rien  à attendre dans l’immédiat, et il faut le regretter, de la démocratie représentative, ni des syndicats, mous et corrompus. Il ne leur reste plus que la lutte, non violente si possible, pour être efficaces : la grêve générale, dans le plus de pays possibles, les manifestations dans le plus de pays possibles. Et surtout, la coordination de ces luttes. Internet a bien des défauts, mais c’est un outil formidable de mobilisation et de coordination universelle.

Démocrates humanistes et progressistes de tous les pays, unissez vous !

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