QUE FAIRE ? – 11 février 2010

La lettre de Jean-Louis CHARPAL                                                                                           Le 11 février 2010

N° 10

Lorsque j’entends autour de moi les réflexions qu’inspire la situation actuelle des populations en France, en Europe et dans le Monde, je constate que le plus grand nombre des citoyens et des citoyennes qui s’intéressent à la chose publique critiquent , condamnent et ne supportent plus les principes, les pratiques, les objectifs et les conséquences de la sauvagerie économique mondialisée néo-libérale.

Il suffit d’ouvrir les yeux : une infime partie de l’Humanité impose sa loi au reste du monde, de façon illégale et ce qui  est  plus grave, illégitime.Quelques multinationales, banques d’affaires ou officines « d’investissement » décident de tout ce que le général De Gaulle appelait l’essentiel. Quelques centaines, au mieux quelques millers de personnes décident du sort de milliards d’individus. Aucune n’ est élue, ne rend de compte à qui que ce soit, et tous agissent dans l’ombre et l’irresponsabilité. Il va s’en dire que les gouvernements ne pèsent pas plus qu’une feuille morte au vent d’automne.

Si les résultats étaient au rendez vous, il y aurait lieu de s’interroger sur ce nouvel  »opni » ( objet politique non identifié) capable de faire le bonheur de l’Humanité en dehors des chemins de la liberté et de la démocratie. Mais il n’en est rien.La déroute est totale, sauf pour ces maîtres du monde : chômage massif, travailleurs exploités, harcelés, humiliés – cadres compris, licenciements et délocalisations absurdes, inégalités abyssales, cynisme indécent des privilégiés, une productivité qui augmente au même rythme que la misère, qui de ce fait se répand.

Face à cette situation, la même question, lancinante: « Que faire? ». Les réponses sont toujours les mêmes : les uns attendent une espèce de messie que la providence ferait tomber du ciel, les autres pensent qu’il faudrait une révolution, mais que celle-ci ne se produira pas, d’autres enfin un peu naïfs, croient, alors que pendant trente ans rien ne s’est produit, que surgira de l’opposition, comme par miracle, l’ homme ou la femme idoine. Nombreux aussi sont ceux qui considèrent « qu’ il n’y a rien à faire, malheureusement ».

Mon analyse personnelle est tout à fait autre. Contrairement à ce qu’on pense communément, et certains penseurs ont analysé ce phénomène, aucun système d’oppression ne peut se maintenir par la force, même le plus apparemment brutal.Il ne perdure que parce que les gens qui en sont victimes le veulent bien et quoiqu’ils en disent finalement, y adhèrent par leur abstention. A partir du moment où le plus grand nombre fait publiquement connaître, pourvu que ce soit de façon massive, qu ‘ il n’adhère plus, ledit système s’effondre.

Un exemple simple pris parmi d’autres, et récent : en Roumanie, depuis des décénnies, un ignoble dictateur régnait par la terreur grâce à son armée et une police politique dont les méthodes n’avaient rien à envier à la Gestapo. Ce fou dangereux a perpétré ses ravages tant que ses « sujets » l’ont bien voulu. Du jour où enfin, ils sont descendus dans la rue pour dire qu’ils en avaient assez, Ceaucescu n’a plus eu qu’à faire ses valises.

Autrement dit, contrairement à ce dont on veut se persuader pour fuir ses responsabliltés, la solution existe. Il y a bien « quelque chose à faire » pour abattre un système qui mène l’ Humanité à la catastrophe, au chaos et à la servitude. Elle consiste, dans le plus grand nombre de pays possibles, pour donner congé à la sauvagerie économique néo-libérale à arrêter de travailler et de consommer (sauf les produits vitaux) pour elle. Plus que d’une grêve, quoiqu’elle en revête un peu la forme de façon trompeuse, il s’agit en fait d’une action politique, au sens élevé et plein du terme. Accompagnée de manifestations dans la dignité et le plus grand calme, il s’agirait d’une alternative à la révolution sanglante.

Je comprends qu’il y aient des hésitations, que les gens s’attendent les uns , les autres; les bonnes raisons de ne rien faire sont légions: je suis trop jeune ou trop vieux, j’ai ma maison à payer, ma mère ou ma soeur est malade, j’ai une famille à nourrir, il y a des partis politiques , qu’ils fassent leur travail ( ben voyons…), on ne sait pas ce qu’il faudra faire après ( tu parles !) etc… Mais qu’on ne dise pas qu’il n’y  a pas de solution . Elle existe la solution: la désobéissance et l’insoumission !

C’ est à ma connaissance et jusqu’à preuve du contraire, la seule issue vers le haut qui concilie efficacité et action non violente !

Démocrates humanistes et progressistes de tous les pays unissez vous ! Vous êtes les plus forts !

2 Réponses à “QUE FAIRE ? – 11 février 2010”

  1. Xu-Av-Nor dit :

    La police de Ceaucescu était la Securitate et non pas la Stasi. Le rôle de la CIA et du KGB dans sa chute n’est pas mince.

  2. Elie Arié dit :

    La Révolution n’aurait pas pu se produire en Roumanie en dehors d’un contexte plus général d’effondrement de tous les régimes communistes d’ Europe de l’ Est.

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