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LA SYRIE ET LES DEUX CANICHES – 1er Septembre 2013

 La lettre de Jean-Louis CHARPAL n° 36

 

Le  label de « caniche », beaucoup d’entre nous le savent, a été utilisé par les britanniques à l’encontre de Blair, Premier Ministre, qui avait décidé de s’aligner totalement sur la politique étrangère de Bush en toute circonstance et donc de foncer, tête baissée, dans la guerre faite à l’Irak.

La France, qui avait jeté par dessus bord la politique très indépendante de De Gaulle vis  à vis des USA et de l’OTAN en matière de politique étrangère et de défense nationale, a eu pourtant un sursaut gaullien, une sorte de réflexe, sans lendemain hélas, en signifiant à l’ONU qu’elle ne participerait pas à cette calamiteuse expédition.

Le clan ultra libéral des atlantistes et américanophiles névrosés de la fausse gauche et de la droite extrême anti gaulliste, a fait à l’époque savoir à ses maîtres qu’ il condamnait cette manifestation incongrue d ‘indépendance.

Maintenant, la famille impérialiste compte deux caniches.

Depuis l’aggravation de la crise syrienne, Hollande a renoncé à toute liberté de manœuvre diplomatique et militaire. Son choix est clair : les désirs des Etats-Unis sont des ordres.

Obama lui même, comme tout président des Etats-Unis, est l’otage et donc l’exécutant obligé de l’ appareil militaro industriel, dont la CIA est l’âme damnée et qui est devenu - ultra libéralisme oblige – une machine incontrôlée et folle.

Cameron, successeur de Blair dans l’ordre de la « canicherie anglaise », était donc tout près de partir en guerre aux côtés des américains. Hélas, le Parlement britannique en a décidé autrement et n’est pas favorable à une telle aventure.

Qu’à cela ne tienne, la France a pris aussitôt la place de l’allié récalcitrant. Elle irait à la bataille même sans les anglais !

Mais là où la servitude atteint son comble, c’est que voyant Obama hésiter devant les risques de l’opération, la France hésite à son tour. En clair, Hollande fera ce que les états-uniens décideront de faire, et au moment où j’écris ces lignes, on ne sait pas très bien ce qui sera concrètement arrêté.

Sur le fond de l’affaire, nous sommes en présence d’une guerre civile cruelle pour le pouvoir, doublée d’une guerre de religion, très dure pour de nombreux civils innocents. 

Dans les deux camps, des gens de bonne volonté, du moins espérons le, mais aussi en grand nombre des gens mal intentionnés et sans scrupules.

Prendre partie pour un camp et bombarder l’autre va faire des morts et des blessés, occasionner des souffrances supplémentaires, souvent atroces, mais pour quel résultat ?

Les médias français, dans les mains d’une poignée de réactionnaires trop riches et trop puissants, ont verrouillé le débat de façon grossière, mais efficace. Tout est centré faussement sur l’utilisation des armes chimiques.

Là n’est pas la question. Il y a mille et unes façons de tuer des gens dans une guerre civile, comme dans toute guerre. On peut tuer tout autant et faire autant de victimes en utilisant tout l’arsenal des armes existantes.

Il ne s’agit que d’un prétexte pour entrer en guerre, satisfaire l’appareil militaro industriel précité et consolider, du moins le croient-ils, les positions des impérialistes américains. 

Il ne faudrait pas oublier que les Etats-Unis qui veulent donner des leçons au monde entier ont un lourd passé criminel derrière eux qui devrait les rendre plus modestes. 

L’étude de l’histoire de ce pays révèle qu’ il a, depuis sa création et jusqu’ à une date récente, martyrisé l’Amérique du Sud de milles et unes façons, mis au pouvoir souvent d’ignobles crapules fascistes et commis à maintes reprises de véritables crimes contre l’humanité.

Nul besoin d’armes chimiques pour arriver à ce beau résultat !

Entre autre exploit, le 11 septembre 1973, Kissinger et la CIA ont renversé le gouvernement légal du Chili par les armes pour mettre au pouvoir  l’immonde fasciste Pinochet.

Le bilan est éloquent : 3 000 morts, 38 000 personnes torturées et des centaines de milliers de personnes contraintes à l’exil.

A moins que les Etats-Unis, en matière de crimes contre l’Humanité, s’estiment experts en la matière ?

 

                                                                                                        Jean-Louis CHARPAL

 

   

 

   

   

  

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